vendredi 26 mai 2017

Présenter son nouveau compagnon, sa nouvelle compagne, à ses enfants, comment faire ?

souhait metier parent enfant

Vous avez trouvé l'âme soeur !


Vous avez traversé une séparation ou un divorce, vous avez souffert, et si l'idée de "refaire sa vie", de revivre en couple vous tente, vous êtes bien résolu(e) à couler des jours heureux avec la bonne personne, le conjoint ou la conjointe auprès de qui vous épanouir.
Et par chance, ou par discernement, ou suite à un travail sur soi pour ne pas retomber dans les mêmes erreurs, vous avez trouvé l'âme soeur avec qui un lien fort peut enfin exister. La communication est bonne, le désir de vie commune est présent  ou chacun chez soi mais dans une perspective de couple, de famille recomposée  , vous partagez des valeurs, la sexualité est satisfaisante, vous l'aimez, vous vous sentez prêt(e).
Vous l'avez fréquenté(e) discrètement, quand vos enfants étaient chez l'autre parent, et vous pensez maintenant que le moment est venu d'aller plus loin et d'entrer dans la vie l'un de l'autre. Peut-être a-t-il, a-t-elle des enfants ? Ou peut-être que non. Peut-être ressentez-vous un nouveau désir d'enfant ? Un en commun.
Ou peut-être vos enfants sont-ils déjà des adultes et vous aimeriez qu'ils apprécient votre nouveau partenaire.
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui la vie vous sourit et vous désirez reformer un couple, une famille recomposée. Votre rêve de ces derniers mois ou de ces dernières années peut enfin se réaliser. 

Mais quelqu'un ne voit pas forcément votre bonheur d'un bon oeil...


Là, tapis dans l'ombre, certains rêvent à tout autre chose et ne voient pas ce nouveau couple d'un bon oeil. Et je ne parle pas de l'amie laissée sur le carreau, de la belle-famille ou de l'ex. Non, l'ennemi est dans les murs, l'ennemi ce sont vos propres enfants, la chair de votre chair.
Il s'y feront ! pensez-vous. 
N'ai-je pas droit au bonheur ? vous indignez-vous. Je leur donne déjà tout !
C'est bon pour eux une présence masculine, féminine, c'est un équilibre, vous dites-vous.
Certes, mais ce n'est pas leur ressenti.
« Je le déteste ! s'écrit Laurianne, treize ans. Ma mère nous l'a imposé. Il ne remplacera jamais notre père. Il est horrible. »
« Elle amène son nouveau mec au mariage de mon cousin ! s'énerve Johanna (jeune femme de trente ans), on ne le connaît même pas. Je vais devoir faire semblant de m'intéresser à lui alors que je m'en fous ! »
Par contre les enfants de Clothilde, Zoé et Rubens, ont bien accepté le compagnon de leur mère et l'adorent. S'il ne remplace pas le père (et personne ne désire cela), il est un autre "papa", quelqu'un sur qui on peut s'appuyer, un beau-père "sympa".
Ces hommes sont-ils si différents ? L'un est-il meilleur que les autres ? Pas forcément.
La perception de votre amoureux, de votre amoureuse, se forgera à l'occasion de la rencontre. Alors comment s'y prendre, comment faire ? Pour cela il est nécessaire de bien comprendre la perspective de vos enfants.
Lorsque vous vous séparez ou que vous divorcez, tous les enfants redoutent l'arrivée du nouveau compagnon ou de la nouvelle compagne, celui ou celle qui va prendre "la place de...". 

Dans quel état émotionnel sont vos enfants après un divorce ?


Si la séparation s'est passée paisiblement et dans le consensus, c'est probablement la tristesse qui prévaut. Si c'était la guerre à la maison, ils sont alors soulagés de ne plus entendre les disputes, les cris, de ne plus subir la tension. Peut-être ont-ils aussi traversé l'étape de votre chagrin, de votre deuil ? Vous pleuriez dans votre chambre, vous étiez morose devant votre écran, ils avaient du mal à vous approcher, à vous sentir disponible, et ils ne savaient que faire de leur désir maladroit de vous réconforter. Vous ont-ils surpris(e) vous lamenter au téléphone ou exprimer votre colère ? entendu la famille commenter vos mésaventures ?
Eux aussi peuvent ressentir de la colère, un sentiment d'injustice, surtout les adolescents et les jeunes adultes. Peut-être vous en veulent-ils ? Dans leur tête, vous les avez séparés de papa, de maman, vous avez tout cassé, brisé leur foyer, l'autre parent est éploré et ils vous reprochent son chagrin.
Ils éprouvent aussi de la honte et les petits comptent en classe les enfants de couples séparés, pour se rassurer, acquérir un nouveau sentiment de normalité. Tous les enfants évoquent cela en thérapie. Rappelez-vous, c'est par leurs parents qu'ils se déterminent et construisent en partie leur image : papa doit être fort et maman belle ou gentille. Et grands, ils peuvent avoir été fiers d'avoir leurs parents encore ensemble. La comparaison sociale est cruelle.
La vie du couple parental est bien compliquée pour un enfant et il n'est pas forcément possible de tout leur expliquer, même lorsqu'ils sont grands. 
Et ils ressentent toujours une culpabilité : qu'aurais-je pu faire ? se demandent-ils ; qu'ai-je fait ? D'autant que les disputes s'orientent souvent sur le sujet des enfants dans un foyer. Même si vous leur avez expliqué qu'ils ne sont pas responsables de votre séparation, ils ont l'impression que leur attitude, voire leurs bêtises, ont donné naissance à la déliquescence du couple parental. 
Il va donc falloir leur dire que la vie de couple n'est pas toujours facile, qu'ils peuvent le constater dans leurs amours ou leurs amitiés, et que, lorsque des tensions se forment, tout ce qui est partagé devient sujet de disputes : l'argent, la gestion du foyer et du temps, les sorties, l'organisation des vacances, les grandes décisions, l'intimité, la fréquentation des amis et de la famille... et l'éducation des enfants. Ce ne sont donc pas eux qui ont généré les conflits, mais votre relation amoureuse devenue difficile, parce que vous n'aviez pas la même vision de la vie, ou parce que quelque chose empêchait une relation harmonieuse, quelque chose qu'ils connaissent ou dont à l'inverse ils ne sont pas du tout conscients. C'est cette difficulté qui a causé le divorce ou la séparation, et non eux. 
La culpabilité est automatique chez les enfants, surtout s'ils sont jeunes, parce que l'égocentrisme est naturel chez l'enfant. Il faut l'étape de l'adolescence et de la vraie socialisation pour qu'un enfant découvre autrui et son univers, pour pouvoir sortir de soi. Cela s'initie par les heures de "confidences" entre les adolescents et c'est un long processus qui se poursuit toute la vie et se fortifie dans les différentes étapes de la maturité et de la responsabilité envers nos semblables.
Le dernier point difficile pour eux est de découvrir le parent sexué, le parent désirant, même pour les jeunes adultes. Sans doute le tabou de l'inceste y participe-t-il, mais plus encore le désir de garder le parent pour soi. A l'inverse, certains grands enfants souhaitent se "débarrasser" du parent et le voudraient en couple pour avoir moins à s'en soucier.
Quoiqu'il en soit, et même si en apparence vos petits ou vos grands semblent retombés sur leurs pattes, le divorce des parents est toujours une affaire qui marque les enfants et laisse des traces. Alors faites en sorte que ces traces soient les plus légères possibles et acceptez que des émotions se manifestent.
Ils mettront plus rarement des mots sur ce qu'ils ressentent. Et justement, vous êtes la personne qui peut les aider à s'exprimer, et parfois le recours au psy sera utile. L'espace thérapeutique est pour eux un espace de parole neutre, et votre démarche leur montre que vous vous souciez de ce qu'ils ressentent et de leur bien-être.

La page est tournée !


Vous avez donc maintenant la sensation que la page est tournée, que vos petits vont bien et qu'ils ont accepté la séparation. Une nouvelle routine s'est installée, la maison est paisible et l'alternance de la présence des enfants vous a permis de penser à vous. Alors, comment présenter l'élu(e) de votre coeur ?
Ayez bien à l'esprit que la plupart des enfants aspirent à ce que le couple parental se reforme, que l'amour renaisse entre vous. Il n'est donc pas du tout approprié d'amener sans préambules "l'intrus(e)" à la maison et de l'introduire tout de go. 

S'armer de patience est la clé...


Quel que soit leur âge, il faudra du temps à vos enfants pour s'habituer à une nouvelle personne. Imaginez... ils sont heureux de vous avoir à eux tout seuls (sentiment parfois ambivalent pour les enfants plus âgés), et ce n'est pas une maigre compensation à la rupture qu'ils ont subie. Leur maman ou leur papa va bien et ils ont enfin toute votre attention !
Alors comment en parler ?
Une bonne occasion peut se présenter lorsqu'ils évoquent qu'ils ont un amoureux ou une amoureuse, ou un petit ami ou une copine, ou lorsque l'autre parent a déjà quelqu'un dans sa vie. Vous pouvez alors vous exclamer : « Moi aussi j'ai un amoureux ! » Puis laissez les questions fuser !
La clé est là. Eveillez leur curiosité, leur désir de connaître la personne élue. Ne vous inquiétez pas si l'un de vos enfants résiste et se braque. Attendez patiemment qu'ils aient tous envie de le ou la rencontrer. Les enfants sont extrêmement curieux et leur curiosité est votre alliée. Ce jour-là ne manquera pas d'arriver.
Lorsqu'ils sont enfin prêts, organisez la rencontre dans un endroit neutre et à l'extérieur. Ainsi dans leurs têtes, il ou elle ne sera pas encore "entré(e)" dans leur espace. Un parc fera l'affaire, une fête foraine, une promenade, un musée, la piscine,  un espace dans lequel ils peuvent bouger et ne sont pas tenus de rester face-à-face avec l'élu(e) de votre coeur. Le restaurant n'est pas une bonne idée ou alors un restaurant avec un espace de jeu. Ne vous tenez pas par la main et ne mettez pas trop en scène votre amour, hormis un bref baiser sur les lèvres et des marques d'attention. Soyez tous deux disponibles pour les enfants. 
Si vos enfants sont grands, l'occasion idéale est lorsqu'ils vous ont demandé un "coup de main". Votre ami(e) venu(e) en renfort sera apprécié(e) lors d'un déménagement, d'un bricolage, de la garde de vos petits-enfants. La seule condition est qu'il se montre discret ou qu'elle ne soit pas directive, le but étant qu'à la fin de la journée vos enfants se disent que c'était sympa de sa part d'être là.
Si vous êtes "l'amoureux" ou "l'amoureuse", ne soyez pas intrusif. « Comment ça se passe à l'école ? » n'est généralement pas perçu comme une question agréable. Montrez de l'intérêt pour leur personne et leurs goûts : « Tu aimes les jeux vidéo ? les papillons ? nager ? voyager ? les animaux en peluche ? les jeux de sociétés ? la montagne ? ». Répondez à leurs questions de façon sincère mais en vous mettant à leur portée. Si vous avez vous-même des enfants et qu'ils veulent savoir, répondez sobrement, sans vous étendre sur le sujet. Ne vous mettez pas en valeur en expliquant les exploits de vos propres enfants. Il vaut mieux procéder par étape et vous concentrer sur ceux que vous découvrez et qui feront partie de votre avenir proche. Vous êtes déjà pour eux un gros morceau à avaler. Soyez fun !
Répétez plusieurs fois ce type de sorties jusqu'à ce que tout le monde se déride.
La prochaine étape sera le déjeuner ou le dîner dans le lieu de vie des enfants. Mais sans rester coucher et sans sieste ! Le partage du lit du père ou de la mère est toujours une épreuve.
Pour les enfants adultes, attendez qu'on vous invite tous les deux à venir dîner. Si l'initiative vient de vous, vos enfants se sentiront probablement obligés de venir mais l'ambiance peut s'avérer pesante et la conversation malaisée.
Lorsque les enfants auront accepté votre ami(e), vous pourrez enfin passer le message qu'il ou elle va rester dormir. Et même poser la question fatidique : « Est-ce que c'est ok pour vous s'il reste dormir avec moi ? ou est-ce trop tôt pour vous ? » S'ils ont compris que ce jour arrivera, ils auront tout au moins la sensation de participer.
Maintenant, il va de soi que vous ne pourrez pas vous livrer à de grands ébats, sachez rester discrets !

Ménager les enfants, oui, mais combien de temps ?


J'imagine qu'arrivé(e) à ce stade, vous avez hâte d'introduire votre ami(e) dans votre vie. Toutefois, mieux vaut quelques semaines de patience que des années d'enfer et de lutte, et un ressentiment de part et d'autre qui s'exprimera tôt ou tard (« Tu nous l'as imposé ! »« Tes enfants ne m'ont jamais acceptée ! »)
Prenez votre temps ! Et faites grandir ainsi et par la même occasion le désir de votre âme soeur d'avoir le privilège de partager votre vie et celle de vos enfants.
Partagez en douceur votre bonheur !
L'amour est là pour irradier. Valorisez le temps de l'apprivoisement et souvenez-vous du discours du renard dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry...
« Si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. »
Ce bonheur, vous le devez à vos enfants, et à vous-même.

mardi 9 mai 2017

Femmes, les blocages à l'orgasme.


Comme vu dans l'article précédent, la difficulté à atteindre l'orgasme peut être une simple méconnaissance de son corps et de ses possibilités de jouissance. C'est une difficulté qui existe assez peu chez l'homme jeune car l'exploration des parties génitales est plus facile et évidente, et quasiment systématique, même si certains hommes expérimentent la masturbation à un âge relativement avancé et ce pour différentes raisons (garçon très cérébral, environnement répressif, mauvaise image de la sexualité...).
Lorsque chez la femme les tentatives échouent, il est nécessaire dans un premier temps de consulter un gynécologue pour vérifier l'intégrité de l'appareil génital. Si aucun problème n'est signalé, le blocage est donc psychologique.
En effet, en consultation de psychanalyse, on entend que la masturbation est assez mal perçue par un certain nombre de femmes, n'en déplaise aux magazines féminins.
Parfois encore, le désir, qui congestionne et humidifie les organes génitaux, n'est même pas identifié clairement et pris pour une envie d'uriner ou une irritation, tant les organes sont proches.
Disons que chez la femme, la notion de plaisir sexuel peut être mise longtemps de côté, alors que pour l'homme, la vision de son sexe rend la question incontournable.
Ainsi donc, de nombreuses femmes reconnaissent mal leur désir (certaines pensent d'ailleurs qu'elles n'en ont pas) et recherchent peu le plaisir. Elles envisagent alors la sexualité pour sa dimension de procréation et pour satisfaire l'homme et se l'attacher. 
Si le poids de la religion est aujourd'hui assez peu présent, et le plaisir sexuel féminin mieux admis, on remarque un blocage, interne à la personnalité, pour les femmes souhaitant leur liberté et le contrôle de leur vie. Les jeunes femmes envisageant des études poussées et faire carrière avant de fonder une famille, auront tendance à occulter l'appel du corps, pour se concentrer sur ce qui leur semble essentiel. Et si en général elles n'en souffrent pas, malgré de petites somatisations, le problème se révèle dans toute sa complexité lorsqu'elles souhaitent une union. L'équilibre libidinal qui n'est pas atteint altère la vie de couple et l'intimité.
Le blocage peut avoir encore d'autres sources : une dynamique familiale incestueuse ou incestuelle, une mauvaise image du ou des couples parentaux, une fausse image de la sexualité (transmise par les magasines et la pornographie), un traumatisme, une image du corps dévalorisée.
L'épanouissement sexuel peut être ainsi vécu comme une humiliation, une dévalorisation, voire une soumission insupportable.

#orgasme #sexualité #couple


lundi 8 mai 2017

Femmes, atteignez-vous vraiment l'orgasme ?


De nombreuses femmes disent avoir du plaisir pendant l'acte sexuel mais le décrivent comme "différent" de celui de leur partenaire. Pourtant, lorsqu'une femme connaît le désir et le plaisir sexuels, ils ne sont pas réellement éloignés de ceux de l'homme.
Dans la phase de désir, la femme ressent une congestion, une tension de l'ensemble des organes sexuels, comme un poing qui se serre. Lorsque la femme atteint l'orgasme, il ne s'agit pas d'un plaisir diffus et qui diminuerait progressivement, mais d'un plaisir de plus en plus intense, avec une tension de tout le corps, et qui se termine en contractions rythmiques du périnée, comme si vous serriez plusieurs fois le poing. Le corps se relâche alors. Après l'orgasme, la femme ressent une période réfractaire où tout mouvement est momentanément désagréable.
Pourquoi certaines femmes n'accèdent-elles pas à l'orgasme ? La première raison est l'ignorance. Elles ne savent à quoi il est censé ressembler ou pensent l'avoir ressenti. En effet, si l'orgasme de l'homme est évident, celui de la femme ne l'est pas. Et de nombreux hommes, même expérimentés, ne sont pas conscients de ce qu'une femme expérimente et peuvent difficilement l'aider. La première étape est donc de prendre conscience de l'absence d'orgasme, quand bien même le désir et le plaisir sont là. Certaines femmes atteignent l'orgasme jeunes, d'autres à un âge avancé, voire même très avancé.
Que faire si vous n'atteignez pas l'orgasme ? Il est souvent plus facile de le découvrir par la masturbation. Il suffit de faire des mouvements réguliers et par exemple rotatifs sur le clitoris. Lorsque l'orgasme arrive, il ne faut pas avoir peur de la sensation qui peut ressembler au premier abord à une sorte de malaise... N'appelle-t-on pas l'orgasme le "petite mort" ? 
Lorsque vous aurez maîtrisé cette étape, vous serez prête à rechercher l'orgasme lors d'un rapport sexuel.
Lire l'article suivant : Femmes, les blocages à l'orgasme

(Sondage IFOP)

samedi 28 janvier 2017

Guérir l'enfant intérieur, est-ce possible ?


Oui guérir l'enfant intérieur est possible.
Mais qu'est-ce que l'enfant intérieur ?
C'est tout simplement l'enfant que vous avez été.
Vous opposerez peut-être qu'il ou elle n'est plus là, que vous êtes aujourd'hui adulte. Certes, et votre part adulte est celle qui se sent calme et maîtrise sa vie ou des aspects de sa vie.
Mais l'enfant intérieur, vous le connaissez, c'est celui ou celle qui fait que l'on se perçoit tout à coup petit-e, que l'on perd ses moyens, son objectivité, lorsque l'on s'énerve contre soi-même parce qu'on n'a pas su être pertinent-e à un moment important, parce qu'on a régressé, on s'est replié-e, que les émotions ont soudain pris le dessus, qu'on a perdu ses moyens... Voilà ! Toutes ces peurs et souffrances... inutiles... Inutiles ? Oui aujourd'hui dans votre vie.
Mais arrêtons de nous taper dessus ! Ces défenses ont été utiles dans l'enfance et l'enfant a fait comme il a pu pour trouver une forme de réconfort et d'équilibre.
Que vous n'ayez plus aujourd'hui l'envie que votre enfant intérieur vous sabote est par contre un désir sain.
Alors comment faire ?
Parler en thérapie de ses souffrances permet d'en prendre conscience, de lever le voile de la honte, de sentir un soutien et d'apprendre à y voir plus clair. Ce sont les premières étapes, et elles prennent un certain temps. Mais guérit-on vraiment de ces souffrances ?
En partie seulement. 
Pourtant guérir nous est possible. Pour cela nous allons nous servir du fait que notre psychisme intègre très mal la notion de temps (vous l'avez vous-même constaté puisque régulièrement vous vous retrouvez en culotte courte), et retourner dans les scènes les plus traumatisantes. Là vous allez entrer dans la scène, en tant qu'adulte, avec tout ce que vous avez appris et discerné en première partie de votre travail (lorsque vous avez pris totalement conscience de ce que vous avez vécu et de toutes les implications sur la suite de votre vie), et vous allez non seulement réconforter l'enfant et éclaircir la situation, mais lui permettre de se positionner autrement.
C'est une sorte de reprogrammation consciente du psychisme et dont les résultats bénéfiques se font rapidement sentir.
Brigitte MINEL

Précaution : Peut-on le faire seul-e ?
Cela vous sera difficile si vous n'avez jamais été accompagné-e et si vous n'avez pas exploré en profondeur votre problématique.

#Thérapie #Guérirl'enfantintérieur

vendredi 2 décembre 2016

Faire soi-même sa thérapie ?



Demander de l'aide pour gérer ses émotions ou sa vie n'est pas simple. C'est renoncer à l'idée d'être tout-puissant. Certes on l'a sûrement admis, mais ici tout-puissant sur son être et sur son propre cerveau, sur le plus intime de soi-même ! C'est comme ajouter à ses difficultés celle de concevoir qu'on ne va pas résoudre ses problèmes soi-même. C'est très énervant et un peu... dévalorisant, je vous le concède.
Mais bon, on a tourné en rond suffisamment longtemps et on sait que la thérapie existe, alors faut-il sauter le pas ?
Vouloir régler soi-même des problèmes pour lesquels on n'a pas réussi à trouver une solution simple nous indique que le problème est multifactoriel, ou qu'on se positionne mal pour en comprendre les enjeux, que quelque chose nous échappe. 
Mais autant l'on conçoit que prendre des leçons de ski ou de piano va nous permettre d'avancer plus vite, autant réfléchir à sa vie avec autrui est une démarche des plus étranges.
Personne après tout ne se connaît mieux que soi-même.
Alors je vous propose une petite expérience.
Notre psychisme est comme une grande bibliothèque remplie de tout ce que nous avons appris, de tout ce que nous avons vécu. Et vous avez probablement chez vous une bibliothèque...
Approchez-vous donc de votre bibliothèque, jusqu'à y coller votre tête. Vous pouvez vous déplacer mais prenez bien soin de tenir la tête collée contre les livres. Et maintenant, tentez de la ranger !
Voilà exactement la condition dans laquelle nous sommes pour mettre de l'ordre dans notre psychisme. La tâche s'avère alors bien fastidieuse et épuisante.
En thérapie, la psy ne vous connaît pas mais a le recul et les connaissances du psychisme humain. Elle va donc vous indiquer dans quelles directions avancer pour regrouper les cognitions (oui le mot est barbares) qui se ressemblent et vous les faire mettre en perspectives. C'est ainsi que vous acquérez progressivement le fameux "recul" et que vous pourrez ordonner vos émotions, votre vie.
Et ce n'est qu'un des aspects de l'aide thérapeutique.
Alors peut-on faire soi-même sa thérapie ? Non, dans un premier temps, ce n'est pas possible. Par contre avec la pratique, avec une meilleure connaissance de soi, après un travail sur soi, oui, alors il vous est possible de démêler bien des émotions, même si parfois il est nécessaire (et agréable !) parfois de faire appel à autrui pour la rapidité, l'efficacité et le soutien. Parce qu'une fois qu'on a goûté le travail sur soi accompagné, on n'accepte plus de tourner en rond cent sept ans !

vendredi 18 novembre 2016

Le trouble anxieux généralisé


Vous avez conscience que, face aux problèmes de la vie, votre niveau d'anxiété est plus élevé que celui de la plupart des gens.
Vous appréhendez l'avenir de manière intense et inquiète, et vous imaginez facilement le pire.
Vous somatisez, avez du mal à dormir, à vous concentrer ; peut-être souffrez-vous de maux de tête, d'irritabilité, de tensions musculaires, de maux de ventre. Vous n'arrivez jamais à vous détendre totalement. Vous ressassez.
Vous prenez conscience que vous retenez souvent votre respiration.
Vous n'êtes pas phobique d'une situation particulière, mais souffrez plutôt d'une anxiété générale. Vous voyez le verre à moitié vide et repérez tout ce qui peut mal tourner.
Vous avez du mal à vous réjouir pleinement, même lorsque quelque chose d'objectivement bien vous arrive. 
Et surtout, vous avez observé au fil du temps que votre angoisse est disproportionnée avec les évènements réels.
C'est ce que l'on nomme "trouble anxieux généralisé".
Le trouble anxieux généralisé peut polluer vos relations et vos projets d'avenir, dans la mesure où il vous fige. Avancer, changer, vous adapter à une situation nouvelle, vous semblent insurmontables.

Quelles en sont les causes ?
Les causes sont toujours personnelles et peuvent difficilement être généralisées. Elles sont souvent multifactorielles.
On peut trouver un déséquilibre hormonal, des facteurs héréditaires, des déséquilibres alimentaires (manque de vitamines et oligo-éléments). 
D'un point de vue psychique, on peut avoir vécu des traumatismes qui ont depuis lors entraîné une déstabilisation et une perte de la confiance en soi. On peut avoir été élevé dans une ambiance psychique d'anxiété et avoir donc "appris" ce mode de fonctionnement. Le trouble peut s'être installé lors des études, ou toute autre situation qui pourrait avoir induit une angoisse de performance. Parfois l'anxiété est très ancienne et date de la relation mère-enfant où le lien n'a pas été suffisamment rassurant. On peut aussi avoir vécu un deuil marquant, la perte d'un membre essentiel (affectivement) de la famille. Le mode éducatif peut avoir déclenché l'anxiété. Un milieu familial très perturbé aussi.  Un abus sexuel. Les causes sont ainsi liées au vécu le plus intime.
Parfois la personne ignore même ce qui la rend anxieuse.


vendredi 5 février 2016

Pourquoi l'amour meurt ? Leçon 1




30 ans d'observations des couples !




Vous savez... Toutes ces questions que nous avons... Pourquoi les contes de fées s'arrêtent-ils lorsqu'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ? Pourquoi la belle flamme du désir, ce feu passionné, cette incandescence des regards s'estompe-t-elle dès lors que la vie commune prend forme, et surtout dès lors que les enfants naissent ? 

Pourquoi ce drame ordinaire ?

Bien sûr il existe des exceptions à cette tragédie banale, et nous les expliquerons; mais cet évènement morbide, cette chute de l'âme, s'observe dans la majorité des foyers. Alors nous luttons pour que des braises l'ardeur renaisse.

Les raisons ? Je vous les donne en vrac... Savez-vous que nos ennemis sont notre mémoire, la sédentarisation, l'Œdipe et le tabou de l'inceste, et le manque d'altérité ? Savez-vous que souvent les femmes tuent l'amour alors même qu'elles ont tant envie de le vivre ?


Demain nous commencerons par notre premier ennemi : notre trop bonne mémoire.

mardi 19 janvier 2016

Où nous mènent nos émotions ?


Nos émotions, ces « pensées » archaïques, ont été notre réaction au contact initial avec la vie, lorsque nous n'avions pas encore de mots à poser sur ce qui nous arrivait.
Quant à nos premières émotions positives, elles furent liées à ceux qui nous permettaient de survivre, aux interactions réconfortantes, puis plaisantes et même joyeuses lorsqu'ils jouaient avec nous.
Nous pouvons éprouver de la honte à ressentir des émotions négatives (trop fortes ?) dans la mesure où, intuitivement, nous savons que sous leur emprise nous régressons, redevenant d'une certaine façon « petits ». Et c'est ainsi que « diminués », nous tentons d'exister.
L'émotion est différente du sentiment qui est un ensemble de ressentis positifs ou négatifs, beaucoup plus posé et élaboré,  fondé sur ce que nous apprécions ou non. Le sentiment est une synthèse des émotions successives éprouvées. Le sentiment peut être fort mais il est plutôt de nature posée (même en négatif), alors que l'émotion est toujours soudaine et violente et nous submerge. 
Le plus souvent nous essayons de maîtriser l'émotion, au lieu de chercher à la comprendre et à la connaître. Or la maîtriser avant de la comprendre consiste à la nier, à chercher à en réduire les manifestations. On pense le plus souvent devoir se changer les idées. 
Lorsque l'émotion est intense et répétée, mais refoulée, on se met alors à somatiser. Nous savons que de nombreuses maladies ont une part psychosomatique : le corps dit ce que nous tentons de taire.
Peine perdue. Une émotion qui s'impose et perdure est la reviviscence d'une émotion ancienne, tue. Il n'est pas possible de faire disparaître une émotion de notre passé sans l'avoir reconnue, retraversée puis apaisée et relativisée dans le présent.
Il n'est pas juste, et nous le sentons bien, de continuer à vivre aujourd'hui avec nos angoisses et terreurs de nourrisson, notre honte et notre timidité de jeune enfant, notre manque de confiance en soi d'adolescent.
Dans chaque individu, il existe une partie saine qui aime ce qui est vivant, gai, généreux et valorisant. Vous pouvez et vous devez entrer de nouveau en contact avec cette partie et la développer. C'est notre devoir d'adulte conscient. C'est notre seule dette envers la vie : être heureux.
Entrer dans un état positif est un travail sur soi, un chemin, une plénitude qui ne survient jamais par chance, jamais de l'extérieur, jamais par autrui. Nous le forgeons.
Refaire connaissance avec l'enfant que nous avons été permet de mieux embrasser le présent, de réouvrir les bras. 
Certes vous aurez à retraverser vos souffrances, votre colère et parfois un terrible sentiment d'impuissance, mais vous en sortirez cette fois vainqueur. Parce que vous êtes maintenant adulte, parce que ces émotions sont déjà connues et appartiennent pour leurs racines à l'enfance. 
Bonne thérapie !

mardi 19 août 2014

Troubles de l'humeur


Le cas de Robin Williams est bien connu chez les artistes, cette trop grande fluctuation des émotions, ces hauts et ces bas qui font des grands écarts, cette dépression qui n'en est pas réellement une puisqu'elle fluctue parfois rapidement, ou bien se trouve entrecoupée de période d'engouement, d'exaltation, de sensation de puissance ou de comportements irraisonnés... (Lire la suite, cliquez ici)

jeudi 10 juillet 2014

LIRE, un chemin initiatique.

Le poisson ne sait pas qu'il est dans l'eau et ainsi ne connaît même pas l'eau, prétendait Aristote. Je n'en suis pas si sûre, après tout, ne sautent-ils pas hors de l'eau ? 
De même nous sortons parfois de notre "limitude" humaine, en tout cas de notre individualité, par la lecture du roman, parce qu'alors nous sommes portés par la pensée et l'émotion de l'autre, et ensemble nous leur donnons une vie nouvelle.
Ainsi lire est une création en soi, un nouveau logos, mot magique qui énonce l'essence de notre monde.
 Pour me suivre sur mon blog d'auteure, cliquez ici

mardi 3 juin 2014

DANS MON MONDE A MOI

Hormis vous accueillir, écrire est devenu au fil du temps ma passion.
Ecrire c'est communiquer son monde à soi.
Pour découvrir mon univers d'écriture, filez sur mon blog tout neuf StoryFictions !

dimanche 1 juin 2014

LES HOMMES SONT-ILS DE VÉNUS AUSSI ?

LES OPTIMISTES PENSENT-ILS AUTREMENT ?

Dans notre environnement morose (les Français ont récemment décroché la palme du pays le plus pessimiste, loin derrière les Irakiens ou les Nigérians), il faudrait mettre les optimistes, ces spécimens rares, sous verre. Pourtant, ceux qui diffusent enthousiasme et espoir autour d'eux sont plus souvent objets de moquerie. On relève essentiellement leur côté naïf, «à côté de la plaque» avec, en plus, une tournure d'esprit qui ne dépend pas d'eux mais semble une grâce tombée du ciel.
Depuis une vingtaine d'années, la psychologie positive s'attachant à décrypter le fonctionnement des «personnalités qui réussissent», il devient possible de comprendre avec plus de précision comment pensent et vivent les adeptes du «verre à moitié plein».
Pour Philippe Gabilliet, psychosociologue professeur à l'ESCP Europe et auteur d'un Éloge de l'optimisme (Éd. Saint-Simon), "les optimistes sont d'abord ceux qui se bougent et cherchent de bonnes raisons de se battre dans un environnement qui, lui, a priori, ne va pas s'améliorer. Dans n'importe quelle situation, ils voient d'abord ce qu'il est possible de faire. Un pessimiste, même très intelligent, se contentera de constater, éventuellement d'analyser. Mais il restera dans une posture passive, voire de victime."
Faire du mieux possible malgré ce qui leur arrive
Martin Seligman, professeur à l'université de Pennsylvanie et «pape» de la psychologie positive, a précisé le mode de pensée optimiste. Ceux qui adoptent cette «attitude mentale» voient la dimension transitoire des évènements  quand les pessimistes en voient le caractère permanent. Autre manière d'envisager la réalité qui plombe les pessimistes: la généralisation. Ils affirment «la lecture, c'est nul» quand les esprits positifs disent «ce livre n'est pas terrible».
Et lorsque les événements difficiles arrivent, les optimistes n'en sont pas épargnés, mais ils parviennent à ne pas contaminer toute leur existence avec un problème: s'ils ont une crise de couple, ils ne laissent pas celle-ci envahir aussi leur vie professionnelle ou leurs relations avec leurs enfants. Ils savent compartimenter. 
Caractère éphémère et précieux de la vie
Autant de stratégies qui laissent penser que les optimistes, bien loin d'être benêts, sont hautement conscients du caractère éphémère et précieux de la vie. Et leur mission inconsciente, le rôle qu'ils se donnent, est de diffuser cette découverte autour d'eux. 
«La posture optimiste, c'est le carburant numéro un pour maintenir de la cohésion dans une équipe professionnelle, une famille ou une association», estime Philippe Gabilliet.

jeudi 3 avril 2014

LES PORTEUSES DE LUMIERE, un roman initiatique au Féminin.

Chères visiteuses, chers visiteurs,
J'ai la joie de partager aujourd'hui avec vous la mise au monde de mon roman, mon tout premier. (Bien sûr les livres de psycho sont toujours disponibles et Nos enfants et les dangers du seXe va avoir une toute nouvelle version papier, il est pour le moment en version kindle)
Ici Hannah va vous entraîner dans sa folle aventure de Paris à Jérusalem
De la psycho, oui ! De la réflexion, oui ! Des sentiments, évidemment ! Et la découverte ou redécouverte de ce chamboulement de l'âme humaine occidentale que nous portons tous en nous, et parfois sans le savoir.
Alors je vous le livre, coeur à coeur, âme à âme, pour vous susurrer à l'oreille une histoire unique.
Et je le dédie à tous mes bien-aimés patients, à tous vos progrès fantastiques, à vos cheminements qui m'émeuvent. Cliquez sur l'image. Enjoy !



mercredi 29 mai 2013

JE SUIS NULLE OU LA VIE RÊVÉE DES JEUNES FEMMES

J’ai découvert ces dernières années un nouveau syndrome chez mes jeunes patientes.
Elles témoignent d’un sentiment d’infériorité dévastateur, de ne pas se sentir intéressantes, de ne pas être assez cultivées, pas assez belles, drôles, à la mode, au courant de tout.
Elles ne cultivent pas une foule d’amis – parce que tout le monde ne les passionne pas évidemment –, tout en se reprochant de ne pas le faire, de ne pas en être capables, de ne pas en avoir l’énergie. Pourquoi n’ont-elles pas forcément des amitiés profondes, des gens avec qui parler cœur à cœur, en qui avoir totalement confiance ? Pourquoi n’ont-elles plus leur bande du lycée, ou n’en ont-elles jamais eue, ou encore n’y trouvent-elles plus le même plaisir ? Pourquoi ont-elles à se demander avec qui partir en vacances ?
Leur vie sentimentale leur semble insatisfaisante. Soit elles n’ont pas encore trouvé l’âme-sœur, ou l’âme-sœur ne se conduit pas comme il le devrait. Pourtant elles ont tout fait comme il se doit, premier baiser au premier rendez-vous, couché au troisième ou quatrième, mais Jules n’est pas tombé éperdument amoureux, n’arrive pas chez elle essoufflé par l’anticipation, ne les inonde pas de textos, ne se précipite pas pour leur offrir une bague. Qu’ont-elles fait de mal ? Qu’ont-elles raté ?
Elles se surprennent à ne pas avoir une libido torride, à avoir envie de cocooner en débraillé dans le canapé, à ne pas avoir envie d’aller danser ou recevoir tous les potes de leur copain.
Où est la famille de leurs rêves, chaleureuse, où on se dit les choses avec amour et justesse, où on s’entraide, où on partage des fous rires ?
Non, vraiment, elles ne se sentent pas normales ! Elles ne sont pas comme elles devraient être. Mais quel est donc ce surmoi tyrannique d’un nouveau genre qui voudrait qu’on soit fun fun fun fun…et que nos vies sont trépidantes ?
Cherchez donc du côté des séries télé ! La vie rêvée que personne ne vit jamais.




dimanche 17 mars 2013

STRESS et PEUR.


La peur est tout d’abord une bonne émotion. Nous avons conscience qu’elle nous protège lorsque nous reculons dans la rue parce qu’un bruit un peu fort nous déclenche ces petits picotements pour nous réveiller, picotement dus à l’adrénaline et qui mobilisent tout le corps. Le fait que la peur soit ressentie comme désagréable est justement l’effet secondaire du but qu'elle recherche : nous faire fuir le danger. 
Il est important de ne pas mélanger le fait que la peur soit ressentie comme désagréable avec l’image que l’on a de la peur. La peur, en tant que mécanisme de défense, est éminemment utile.
Le cas d’une femme dont l’amygdale (siège de la peur) a été détruite par une maladie, était incapable de ressentir la peur et s’exposait inutilement à des situations dangereuses sans être capables de les évaluer et d’y réagir de façon appropriée.
La réaction saine à une peur est la fuite, l’attaque et en dernier seulement le figement.
La peur est là essentiellement pour répondre à une agression physique. Le problème de la vie moderne par rapport au circuit normal de cette émotion est que les agressions d’aujourd’hui nécessitent rarement une réaction physique. En conséquence, les hormones ne sont pas évacuées et stagnent dans l’organisme. Nous sommes donc contraints au figement qui normalement est la dernière ressource chez les animaux : faire le « mort » pour à la base détourner le prédateur (s’il n’est pas un charognard bien sûr). Nous n’avons même plus la réaction ancestrale animale des mouvements dans le vide, sorte d’agitation qui permet aux animaux d’évacuer l’hormone.
Le sport a cette vertu mais on remarque deux comportements opposés qui en entravent les bénéfices : soit les personnes anxieuses ne pratiquent pas de sport, de peur de ressentir des battements cardiaques et autres manifestations de l’organisme qu’ils associent à l’angoisse, et donc n’évacuent pas, soit les personnes misent trop sur le sport pour évacuer et ne règlent jamais leurs problèmes, ce qui entretient le foyer d’anxiété.
La peur génère des réactions physiologiques importantes et utiles à l’origine : accélération  du rythme cardiaque (pour faire un effort), tremblements (mobilisation musculaire), respiration plus rapide (pour oxygéner l’organisme), transpiration (pour courir et se rafraîchir), mains moites (pour mieux s’accrocher aux arbres), voix modifiée (qui envoie un signal aux autres), arrêt de la digestion (pour concentrer l’énergie sur l’effort).
Notre cerveau a deux réponses à la peur : une immédiate, où l'on réagit à tout ce qui est inconnu (et à l’opposé tout ce qui peut ressembler à quelque chose qui nous a fait peur par le passé) et une plus lente qui implique les cortex sensoriels s’activant pour analyser plus finement la perception et décider si l’objet de la peur est vraiment dangereux.
Lorsqu’il s’agit d’une menace extérieure, on peut discriminer facilement. Lors d’une marche dans la nature, on se dit : « c’est une branche et non un serpent ». 
Dans la vie moderne, le danger est plus généralement subjectif et génère des sentiments ambivalents qui font qu’on ne peut pas fuir devant ce qui génère notre stress : « mon chef m’agresse ou me met la pression mais j’ai besoin de ce travail ».
Le problème est que lorsque notre esprit n'a pas de solution, il préfère souvent ignorer le problème et le somatiser.
C'est alors notre corps qui trinque ou un autre pan de notre vie.
Voir aussi l'article Méditation... Pour tempérer nos débordements en tous genres !



jeudi 3 mars 2011

CONCENTRATION ET BONHEUR

C’est encore l’hiver, nous avons peut-être fait du feu dans la cheminée, si nous avons la chance d’en posséder une, ou nous nous sommes confortablement calés dans des oreillers moelleux au chaud sous la couette.
Alors pour continuer sur le thème « apprentissages utiles en période de renfermement hivernal » (qui peuvent s’appliquer aussi aux périodes de chômage, de longue maladie, de convalescence, de vacances, de retraite…) et celui du développement personnel, mon attention a été retenue par trois articles.
Le premier concerne le fait de pouvoir se concentrer et l’enjeu du bonheur. Il s’intitule « Mon esprit vagabonde donc je suis triste »[i]. Les chercheurs ont montré que lorsque nous manquons de concentration, lorsque l’esprit fuit la tâche ou l’occupation à laquelle nous avons décidé de nous atteler, nous sommes moins heureux. Cet article me rappelle ce Livre de Tarthang Tulkou, lama tibétain vivant en Californie, L’art intérieur du travail. Tarthang Tulkou y explique que toute tâche vaut la peine d’être « méditée », aussi minime, dérisoire ou déplaisante soit-elle, parce que justement cette méditation dans l’action apporte des bénéfices de bien-être et de satisfaction, par le simple fait d’être à ce qu’on fait et donc « bien dans sa peau », « bien dans ses baskets » et transforme le côté frustrant des tâches ingrates ou répétitives en une occasion d’épanouissement.
Pour ce faire, il est intéressant de se mettre d’abord à l’écoute de ses pensées. Sommes-nous tout entier présent à ce que nous faisons ? L’esprit a-t-il une tendance à ressasser, à fuir dans les émotions difficiles, les préoccupations : nos relations ? les soucis que nous anticipons ? ce que l’on a subi ? le passé qui nous hante ? les contrariétés et frustrations ?
Mais quel esprit ? Sommes-nous celui qui décide de faire ou celui qui se sent balloté au gré des émotions ? Se laisser envahir par des flux d’émotions peut nous faire nous sentir « vivant », mais les émotions fatiguent l’organisme et ne sont pas constructives si elles ne sont pas suivies d’action ou si elles ne mènent pas à la résolution d’un problème.
Si l’esprit est envahi et qu’on ne peut l’arrêter de vagabonder, il vaut parfois mieux s’arrêter, prendre une feuille de papier et y jeter tout ce qui trotte. Pour plus de liberté d’expression, on se débarrasse du papier dans la foulée. On écrit ad libitum jusqu’à ce que l’esprit se calme, s’apaise.
Pour en savoir plus sur les bienfaits de l’écriture, voir les travaux de James Pennebaker (en anglais).
Dans le second article « Les thérapies complémentaires améliorent la qualité de vie »[ii], les chercheurs mentionnent les bienfaits du massage, de la méditation, de la psychothérapie pour les patients atteints de cancer. Et, même si nous ne sommes pas malades, nous sommes tous concernés par l’accès à une vie plus sereine, peut-être aussi pour nous aider à justement ne pas tomber malade, bien que d’autres facteurs entrent en compte dans la survenue de la maladie. Psychothérapie, méditation, massage, ces trois pratiques aident à retrouver du bien-être, à remettre notre esprit dans notre corps (le massage ou l’activité physique d’ailleurs), à poser l’esprit (la méditation), et à dégrossir et aplanir les perturbations de toute vie (la psychothérapie).
Le troisième article L’art de piloter[iii] sa vie nous met en garde contre la « procrastination », ce mot barbare qui désigne la fâcheuse tendance à tout remettre au lendemain, habitude qui, au long cours, fait que le gouvernail de nos vies tourne en roue libre et que notre esprit vagabonde (et donc que nous sommes moins heureux!) On ne cerne pas ses objectifs, on a du mal à diviser la tâche en petites tâches surmontables, on n’arrive pas à s’y mettre, on vit hanté par tout ce qu’il y a à faire et on étouffe sous le sentiment de culpabilité de ne pas s’y coller. La frustration de ne pas atteindre ses buts, de gâcher ses talents nous envahit.
Dans la psychothérapie, on constate que la majorité des personnes vivent hantées par leur passé, passent à côté de leurs rêves de jeunesse et ont de grandes difficultés à développer une vision stratégique claire de leur vie.
Alors pour arriver satisfait au bout de ce chemin de vie tout de même bien passionnant, prenons le contrôle de nos esprits !
PS : En pratique, pour s’y mettre, j’organise des ateliers Méditation pour les nuls. Contactez mon secrétariat pour laisser vos coordonnées si vous êtes intéressé(e).